17. 7.IX.1989
Le don de prophétie est un grand don. Marie a reçu ce don dans la plénitude de la perfection. C’est Elle la Mère de prophètes, leur protectrice, leur éducatrice, leur modèle.
Le Verbe qui vient de Dieu t’est annoncé, et quand il rencontre ton « fiat », il s’incarne en toi, il vit en toi et grandit en se nourrissant de toi, et en t’aspirant dans sa force.
Tu marches avec lui et en lui, il mûrit en toi dans l’amour intime qui est caché dans ton cœur. Tu l’aimes et tu vis de lui. Tu le nourris de toi et tu te nourris de lui. Le temps ne compte plus, parce que tu as été touchée par l’éternité.
Ensuite vient la douleur de l’enfantement – de la remise du Verbe au monde. À l’extérieur, là où il n’y a plus le liquide amniotique de ton amour délicat.
Tu te penches sur lui quand il arrive. Tu t’émerveilles de sa beauté, de sa sainteté. Mais tu l’as enfanté pour le livrer aux hommes, pour le livrer au monde. Et tu t’inquiètes, et cela te fais mal : qu’est-ce qu’il vont faire de lui ?
Mais, comme Marie, tu sais qu’il faut l’offrir, et tu le fais en livrant ton cœur au glaive – un cœur découvert et nu devant le tranchant du monde.
Et ensuite tu regardes, tout comme Elle regardait : à Nazareth, à Cana, sur le chemin de croix, sous la croix… Tu regardes la passion du Verbe, alors que tu ne peux plus le protéger de ton corps.
Tu souffres, tu aimes, tu crois.
Tu sais que, dans le Verbe que Dieu a enfanté à travers toi, se trouve la puissance de l’Amour, la puissance de la Vérité, la puissance de la Paix. Qu’il ne mourra pas, mais qu’il vivra éternellement dans les cœurs qu’Il renouvellera et qu’il enfantera pour vivre d’Amour – pour l’Amour.
Ap 1,3 « Heureux le lecteur et les auditeurs de ces paroles prophétiques s’ils en retiennent le contenu, car le Temps est proche ! »