418. 10.XII.1999

- …heureux les affligés… Voir Mt 5,4.

† Mon enfant, une grand récompense attend ceux qui n’arrivent pas à tirer leur joie du monde. Le monde ne peut pas être une source de bonheur, il n’éteindra jamais les soifs les plus profondes du cœur humain.

Le cœur humain est né par Amour, de Dieu, et il désire revenir à Dieu, se plonger en Lui, vivre en Lui comme un enfant conçu dans le sein de sa mère.

Cette nostalgie vers le retour à la Source de Vie est douloureuse, elle fait naître des larmes et fait que, où que ton cœur se tourne, il se sent étranger – sur une terre d’exil.

Une âme qui a soif de Dieu de cette manière sera consolée cent fois plus qu’elle ne le désire, elle puisera de la douceur de l’Amour et elle en sera comblée sans cesse et toujours plus.

Fait naître en toi ce désir, cette soif et ces larmes de nostalgie, réjouis-toi de la joie qui t’attend : ton Bien-aimé scrute avec impatience l’instant où il pourra te blottir contre Lui et sécher les larmes de ton cœur assoiffé.

† Il y a encore une deuxième sorte d’affliction – plus noble, parce qu’elle n’est pas dirigée vers soi. C’est l’affliction née du sentiment d’ingratitude, du fait que tu aimes trop peu ton Dieu, que tu n’y arrives pas, ou peut-être que tu ne prends pas soin de l’Amour que le monde n’aime pas.

Le monde n’aime pas l’Amour qui l’a créé et qui lui a donné une deuxième existence à travers l’Œuvre du Salut.

C’est une grande douleur, celle de l’âme qui ressent la douleur de Dieu et qui partage Sa souffrance.

Une âme qui aime, qui est nostalgique, qui partage la souffrance de son Bien-aimé, est disposée à beaucoup de sacrifices, à beaucoup d’épreuves. Elle désire se plonger dans les Blessures du Bien-aimé Crucifié, et aussi monter avec Lui sur la Croix. Partager la douleur du sacrifice du Bien-aimé.

Il y a encore une troisième sorte de sainte affliction : celle qui est provoquée par le péché des autres, le péché qui apporte l’extermination du monde et qui mène les âmes humaines à la perdition.

Quel douloureux spectacle : des enfants de Dieu qui, dans leur aveuglement, se dirigent vers les griffes de satan. Des enfants rachetés par le Sang du Sacrifice de la Croix et qui méprisent ce Sacrifice…

La consolation de ceux qui souffrent de cette sainte affliction a déjà commencé ici, en ce monde, parce qu’une âme qui aime beaucoup puise son amour de l’Amour éternel, demeure auprès de la Source d’Amour. Même si elle ne peut pas encore puiser pleinement, elle s’abreuve déjà quand même d’Amour, en contemplant son Bien-aimé. Lui est sa vie, sa paix, sa joie.

Heureux ceux qui pleurent dans les bras du Bien-aimé.

Heureuse est la douleur d’enfantement vers la sainteté des âmes de tes frères et de la tienne.

Le monde est plein de douleur, de larmes et de souffrance. Pourvu que cela soit une sainte souffrance, salutaire et élevant vers le Ciel !

Chaque souffrance et chaque larme qui M’est offerte est sainte et engendre la joie.