380. 16.IV.1996

- Que c’est beau, quand la prière ne devient plus qu’un appel de nostalgie envers son Bien-aimé, et le soulagement par Son arrivée, quand l’amour se fond dans l’Amour pour ne faire plus qu’Un.

La vie sur terre est une douleur de la séparation, illuminée par l’espoir du retour à l’Unité, et dont la seule appréhension fait naître au cœur des frissons de plaisir qui vont jusqu’à la limite de la résistance de l’âme enfermée dans son corps.

Quand viendra-donc le moment de ma délivrance, pour me plonger dans mon Bien-aimé ?

† Quand ton âme aura atteint la plénitude de ses capacités à aimer, afin de grandir en elles dans l’infini de Mon Amour.

Je désire Me donner à toi dans la plénitude pour laquelle Je t’ai créée. Désire-Moi pour que cela puisse arriver en toi et pour toi. La force de ton désir te purifiera et t’élèvera au Ciel dès ici-bas, mais au Ciel cela t’entraînera jusqu’aux profondeurs de Mon Cœur.

Ps 42 « Comme languit une biche après les eaux vivres, ainsi languit mon âme vers toi, mon Dieu. Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant; quand irai-je et verrai-je la face de Dieu ? Mes larmes, c’est là mon pain, le jour, la nuit, moi qui tout le jour entends dire : Où est-il, ton Dieu ? Oui, je me souviens, et mon âme sur moi s’épanche, je m’avançais sous le toit du Très-Grand, vers la maison de Dieu, parmi les cris de joie, l’action de grâces, la rumeur de la fête. Qu’as-tu, mon âme, à défaillir et à gémir sur moi ? Espère en Dieu : à nouveau je lui rendrai grâces, le salut de ma face et mon Dieu ! Mon âme est sur moi défaillante, alors je me souviens de toi : depuis la terre du Jourdain et des Hermons, de toi, humble montagne. L’abîme appelant l’abîme au bruit de tes écluses, la masse de tes flots et de tes vagues a passé sur moi. Le jour, Yahvé mande sa grâce et même pendant la nuit le chant qu’elle m’inspire est une prière à mon Dieu vivant. Je dirai à Dieu, mon Rocher : pourquoi m’oublies-tu ? Pourquoi m’en aller en deuil, accablé par l’ennemi ? Touché à mort dans mes os, mes adversaires m’insultent en me redisant tout le jour : Où est-il, ton Dieu ? Qu’as-tu, mon âme, à défaillir et à gémir sur moi ? Espère en Dieu : à nouveau je lui rendrai grâces, le salut de ma face et mon Dieu ! »