334. 27.VIII.1994

† Mon enfant, si tu t’es offerte à Moi et si tu désires porter avec Moi le Sacrifice du Golgotha, alors permets à chaque instant le dépouillement de ton cœur et de ta vie, de tout ce que le monde et ta convoitise ont sali et asservi.

Sache que Mon Chemin de Croix a lieu dans ce monde et dans chaque cœur humain. Dans le tien aussi. Il est semblable à celui que tu as emprunté parmi les petites rues de Jérusalem : plein de vacarme, d’objets, de chaos. La seule chose qu’on n’y trouve pas, ce sont les marques de Ma présence : de Mon amour souffrant qui M’a mené à la Croix autrefois, et qui continue encore aujourd’hui.

Permets le dépouillement de ton âme pour qu’il y ait en elle plus de silence, d’espace, de place et de temps pour Moi. Pour qu’elle ressemble moins au marché Jérusalem, au chemin de Ma douleur et de celle de Ma Mère.

Ce que tu fais dans ton cœur et autour de toi, ce que tu désires et ce dont tu t’entoures, n’est-ce pas en un certain sens comparable aux tréteaux de rue ? Ce que tu fais envers tes proches, ta manière de te montrer à eux, n’est-ce pas comparable au vacarme et à l’importunité des vendeurs qui interpellent ?

Mon enfant, médite cela et désire le dépouillement et la purification de ton âme, afin que le sacrifice que tu déposes et que tu offriras soit digne de ton Bien-aimé.

Rm 8,31-39 « Que dire après cela ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui qui n’a pas épargné son propre Fils mais l’a livré pour nous tous, comment avec lui ne nous accordera-t-il pas toute faveur ? Qui se fera l’accusateur de ceux que Dieu a élus ? C’est Dieu qui justifie. Qui donc condamnera ? Le Christ Jésus, celui qui est mort, que dis-je ? ressuscité, qui est à la droite de Dieu, qui intercède pour nous ?

Qui nous séparera de l’amour du Christ ? La tribulation, l’angoisse, la persécution, la faim, la nudité, les périls, le glaive ? Selon le mot de l’Écriture : A cause de toi, l’on nous met à mort tout le long du jour; nous avons passé pour des brebis d’abattoir. Mais en tout cela nous sommes les grands vainqueurs par celui qui nous a aimés.

Oui, j’en ais l’assurance, ni mort ni vie, ni anges ni principautés, ni présent ni avenir, ni puissances, ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur. »