La dernière étape
Jusqu’en 2010, les rencontres mystiques d’Alice avec Jésus devinrent de plus en plus rares, puis se terminèrent. Cette même année, on lui détecta un cancer du rein avec des métastases aux poumons. C’était un cancer malin. En août, Alice fut opérée et on lui retira un rein. Elle accepta cette maladie et cette souffrance avec une grande sérénité, comme un don Divin spécial. Elle n’avait pas peur de la mort parce qu’elle était sûre que cela consiste à passer vers la plénitude de la vie avec Dieu. Après plusieurs séjours dans les hôpitaux et plusieurs opérations, elle fut reçue le 7 décembre 2011 à l’hospice de saint Jean l’Évangéliste à Stetin. Elle désirait beaucoup passer les derniers jours de sa vie terrestre à cet endroit, parce qu’elle voulait assister tous les jours à l’Eucharistie et ne pas être une charge pour ses proches. Entourée des soins attentifs du personnel traitant et de la prière de son frère, de sa belle-sœur et de beaucoup d’amis, Alice Lenczewska décéda le 5 janvier 2012 à 19h42.
Ceux qui veillaient dans la prière auprès d’Alice l’ont entendue prononcer une courte phrase qui laisse penser que, juste avant sa mort, elle reçut la grâce d’une vision partielle de la réalité d’après la mort. Alice, agonisante, s’exclama en extase : « Comme c’est beau là-bas ! J’ai vu mes parents. Comme Il nous aime ! J’étais hors du temps. J’entends tout. Je meurs heureuse ». Les derniers mots qu’Alice prononça avant sa mort furent : « Jésus, regarde-moi ! Nous brûlons, Jésus ! Nous brûlons jusqu’au bout ! Tu T’es consommé jusqu’au bout. Je me suis consommée jusqu’au bout ». Alice a permis au Christ que le feu de Son amour la purifie entièrement et la prépare à la joyeuse rencontre avec Lui, face à face au moment de la mort. Les funérailles eurent lieu le 12 janvier 2012. Une messe fut célébrée à l’église du Saint Sacrement de Stetin et le corps d’Alice fut enterré le même jour au cimetière central de Stetin.
Depuis sa conversion, Alice Lenczewska devint le cœur et les mains du Christ envers les autres, en leur transmettant Son amour et Sa miséricorde. Ses paroles sont tellement actuelles : « Il faut aimer le Christ dans les gens, parce que c’est là qu’Il a soif d’amour. Pas dans les imaginations abstraites, mais dans les personnes concrètes que je connais et que je rencontre, surtout celles qui manquent d’amour. Il ne faut pas regarder les autres du point de vue de son propre égoïsme ou de ses revendications, mais du point de vue de Jésus qui se trouve en eux, qui s’identifie à eux et qui souffre de ne pas être aimé ni même remarqué. […] La plus grande menace pour l’Église, et la force qui détruit sa sainteté, est plantée dans son sein – dans les cœurs de ceux qui, au lieu d’être le cœur et les bras du Christ, sont Ses Blessures » (24 juin 2009).